Overblog Tous les blogs Top blogs Technologie & Science Tous les blogs Technologie & Science
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
frequence Techniques Audiovisuelles

Le maitre du jeu

elkaraoui

Casting

Aurélie Maulard

John Cusack : Nicholas Easter

Rachel Weisz : Marlee

Gene Hackman : Rankin Fitch

Dustin Hoffman : Wendell Rohr

Jeremy Piven : Lawrence Green

Bruce Mcgill : Judge Harkin

Nick Searcy : Doyle

Stanley Anderson : Henry Jankle

Bruce Davison : Durwood Cable

Cliff Curtis : Frank Herrera

Bill Nunn : Lonnie Shaver

Rhoda Griffis : Rikki Coleman

Nora Dunn : Stella Hulic

Synopsis

L’Amérique a fait d’un jury populaire la clé de voûte de son système juridique. Mais ses Pères fondateurs n’avaient pas anticipé les techniques modernes, quasi scientifiques, de sélection des jurés. Ils n’avaient pas prévu les manipulations savantes, les offres alléchantes, les avantages susceptibles de modifier du tout au tout le verdict de ces représentants du peuple souverain. Aujourd’hui presque tout se décide en coulisse et souvent les jeux sont faits avant même le début du procès…

Un procès médiatique aux enjeux financiers très élevés est mis à mal par un membre du jury qui tente de manipuler la commission. Un mystérieux avocat se retrouve face à un impitoyable consultant du jury qui ne reculera devant rien pour s'assurer un verdict.

Critique

Engagez un bon avocat pour remporter un procès ? Concept dépassé ! Utilisez la manière Gene Hackman : acheter le jury. Verdict assuré. Sauf si un mystérieux grain de sable vient à se glisser dans la machine trop bien huilée…

C'est habituellement le maître de jeu qui retire le plus de plaisir d'une partie. Ici, c’est le spectateur qui en prend plein la tête. Car après une mise en place caricaturale des personnages, on plonge brusquement dans les abîmes trop réels d'une justice pas si blanche que ça. Le scénario s'éloigne rapidement de l'habituelle confrontation d'avocats pour s’intéresser à l’envers (l’enfer ?) du décor : des hommes devenus jurés pour un procès, que l'on fait chanter jusqu'à plus de souffle. 2h07 en quasi huit clos, ça a de quoi faire peur. Mais LE MAITRE DU JEU a de sérieux atouts en main : deux monstres du cinéma américain, confrontés dans une scène mythique… dans les toilettes du tribunal. Pas de justice donc, mais de la justesse en tout cas dans le jeu des acteurs. A noter le charisme incroyable de John Cusack dans le rôle de ce monsieur pas vraiment comme tout le monde.

Plus ou moins adapté du livre de John Grisham, où c'était la firme du tabac qui prônait sur le banc des accusés, LE MAITRE DU JEU a le mérite - et l'audace de s'attaquer à cette grande valeur démocratique de l’Amérique conservatrice : la légalité de la vente et du port d'armes à feu. Peut-être parce REVELATION était déjà passé par là, ou tout simplement pour s'attaquer à un sujet peut-être plus polémique parce que plus tabou, le scénariste a choisi de remplacer les cendres par les balles.

Film à double jeu, double sens mais unique échappée, extraordinaire spectacle de marionnettes, LE MAITRE DU JEU tire les ficelles et dégaine là l'on pensait, mais peu importe. Car reste ce petit arrière goût de BOOWLING FOR COLUMBINE caché entre deux séquences, ce renvoi à ELEPHANT et tous ces films où les armes sont les héros. Ce qui aurait pu être un casse gueule se révèle n'être qu'un très bon casse tête. Avec son enquête qui rappelle L'AFFAIRE PELICAN, cet engrenage en clin d'œil à LA FIRME , ces aveux dans la lignée de REVELATIONS, ces hommes en colère comme dans le film de Sidney Lumet, LE MAITRE DU JEU tire pourtant son épingle et sort vainqueur.

Aurélie Maulard

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commentaires