un terme au feuilleton Zinédine Zidane et Marco Materazzi
ZURICH (AFP) - La commission de discipline de la Fédération internationale de football (Fifa) a mis un terme, jeudi, au feuilleton né de l'incident entre Zinédine Zidane et Marco Materazzi en finale du Mondial-2006 en renvoyant les deux hommes dos à dos et en écartant la thèse des propos racistes proférés par l'Italien.
L'instance présidée par le Suisse Marcel Mathier a condamné les joueurs à des sanctions pratiquement similaires, trois matches de suspension et 7500 francs suisses d'amende (4800 euros) pour Zidane, deux matches de suspension et 5000 francs suisses d'amende (3200 euros environ) pour le défenseur de l'Inter Milan.
La commission a même en quelque sorte ménagé l'ancien N.10 des Bleus et a souhaité tenir compte du caractère particulier et "exceptionnel" de la situation du Français, convoqué en tant que principal accusé pour son coup de tête de la 110e minute du match France-Italie (1-
Sachant que Zidane met un terme à sa carrière, la commission a pris note que Zinédine Zidane s'engageait, au-delà des sanctions prononcées à son encontre, à se rendre disponible auprès de la Fifa pour des activités humanitaires menées par l'instance dirigeante du football mondial en faveur des enfants et des adolescents", a déclaré le porte-parole de
Une demande formulée "apparemment" par Zidane lui-même, selon M. Herren.
La Fifa a surtout voulu faire taire l'une des principales polémiques nées du coup de tête de Zidane en balayant la thèse des insultes racistes prononcées par Materazzi, sans pour autant entrer dans le détail.
Les deux joueurs ont unanimement admis que les propos de Materazzi constituaient une atteinte à l'honneur mais qu'ils n'étaient pas de nature raciste", a indiqué le porte-parole de la Fifa.
La commission de discipline n'a également pas déchu Zidane de son titre de meilleur joueur de la Coupe du monde, comme l'avait laissé entendre le président de
"Cette question n'a pas été évoquée par la commission", a expliqué M. Herren en soulignant que la distinction de Zidane faisait suite à un vote des journalistes "sur la base de ses performances exceptionnelles" durant le tournoi.
Paradoxalement, les condamnations à l'encontre de la "victime" Materazzi, entendu dès le 14 juillet et sanctionné pour "provocation répétée", auront plus d'incidence puisque le défenseur devrait manquer la revanche de la finale, programmée le 6 septembre au Stade de France dans le cadre des qualifications à l'Euro-2008.
Autre objet de litige, l'utilisation de la vidéo par le 4e arbitre de la finale, l'Espagnol Luis Medina Cantalejo, pour avertir l'arbitre de champ, l'Argentin Horacio Elizondo, du geste de Zidane, a été réfutée par la Fifa.
"Les faits avaient été signalés dans l'oreillette à l'arbitre et ses assistants par le quatrième officiel (...), qui avait vu l'incident
Les deux hommes avaient également été entendus dans la matinée par la commission de discipline.
Zidane, arrivé à 10h18 locales, et sorti du siège de la Fifa à 12H06 locales, n'a fait aucun commentaire. Durant son audition, il était accompagné du président de la Fédération française de football (FFF), Jean-Pierre Escalettes, et du directeur général adjoint de la FFF chargé des affaires juridiques, Jean Lapeyre.